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Introduction

Razer est bien décidé à sortir de sa zone de confort en développant son tout premier ultraportable non destiné au gaming ! Rien de vraiment surprenant, le fabricant possède déjà une solide expérience avec ses laptops gaming, si ce n’est que le Razer Book 13 entend faire de l’ombre à certains modèles phares de cette catégorie, comme le Dell XPS 13 ou encore le MacBook Pro.

Source : Matthieu Legouge

On peut dire sans trop se tromper que Razer fait globalement du très bon travail avec ses laptops gaming, à l’instar des gammes Blade (Pro / Stealth) dont le principal défaut reste d’être particulièrement couteuses. Nous étions donc impatients de voir ce que Razer est capable de nous proposer en ce qui concerne un usage orienté vers la productivité et l’ultraportabilité.

Proposé en trois versions, le Razer Book 13 a recours à la 11e génération de processeurs Intel et son architecture graphique Iris Xe. C’est le modèle de milieu de gamme que nous testons aujourd’hui, il diffère du modèle le plus abouti par sa définition d’écran (Full HD contre 4K UHD) et son SSD moins volumineux (256 Go contre 512 Go). Hormis cela, ils embarquent tous deux une puce i7-1165G7 là où le modèle le moins onéreux se contente d’une puce i5-1135G7.

Fiche technique du Razer Book 13

Modèle Razer Book 13
Taille de l’écran 13.4 pouces
Définition 1920 x 1200 pixels
Technologie d’affichage LCD
Écran tactile Oui
Processeur (CPU) Core i7-1165G7
Puce Graphique (GPU) intel Iris Xe
Mémoire vive (RAM) 16 Go
Mémoire interne 512 Go
Norme Wi-Fi Wi-Fi 6 (ax)
Version du Bluetooth 5.1
Système d’exploitation (OS) Microsoft Windows 10
Dimensions 295.60 x
Poids 1340 grammes
Fiche produit
Voir le test

Le PC a été prêté par Razer pour ce test.

L’ultraportable vu par Razer

Visuellement, le Razer Book 13 a beaucoup de similarités avec le Blade Stealth 13 2020, présenté on le rappelle comme étant « le premier ultrabook dédié au jeu vidéo ». La compacité est au rendez-vous avec 15 mm d’épaisseur et des dimensions contenues sur la largeur et la longueur (198 mm / 295 mm).

L’effet « unboxing » est très réussi, une fois en main il est difficile d’objecter le caractère premium de cette machine. Le design n’a cependant rien d’extravagant et est même plutôt minimaliste. Le châssis en aluminium apporte une touche raffinée et élégante, la sensation est une nouvelle fois présente à l’ouverture du laptop. Écran, clavier, touchpad, haut-parleurs : l’intégration de ces éléments est parfaitement maitrisée et les finitions dignes d’un produit de ce tarif.

Source : Matthieu Legouge

Le poids de la bête est un peu élevé pour un ultraportable, mais renforce le sentiment de solidité du Book 13. Avec ses 1 400 grammes sur la balance, il ne s’agit en effet pas du plus léger des ultraportables, il se situe même dans la partie haute de cette catégorie. Rien à voir avec le MateBook X 2020 que nous testions il y a quelques semaines, avec ses 995 grammes sur la balance.

Source : Matthieu Legouge

Sur la face inférieure, nous constatons que Razer n’a pas lésiné sur l’adhérence, avec deux bandes antidérapantes qui parcourent quasi toute la longueur du Book 13, on voit que le fabricant n’a pas tenu à faire perdre du poids à sa machine coute que coute. Les prises d’air pour le refroidissement sont bien larges, on en retrouve également plusieurs en observant la charnière. Une troisième bande antidérapante est placée au niveau de la charnière, elle prend appui sur notre bureau une fois le pc ouvert. L’adhérence est d’une efficacité redoutable, impossible que le Book 13 ne bouge d’un poil en travaillant dessus !

Source : Matthieu Legouge

On retrouve cette efficacité à l’ouverture et la fermeture du laptop. À vrai dire, il est presque difficile de l’ouvrir d’une seule main, car le Book 13 « scelle » parfaitement ses deux parties à la fermeture. Un bon point puisque cela assure un transport et un usage sécurisé, quelles que soient les conditions.

Des airs de déjà vu

S’il partage esthétiquement pas mal de points communs avec le Blade Stealth 13, on ne peut que constater les emprunts, ci et là, à l’XPS 13 et au MacBook Pro. L’écran d’abord, qui est exactement le même que celui de l’XPS (nous y reviendrons) ou encore l’emplacement des haut-parleurs de part et d’autre du clavier. Finalement, le design du Book 13 brille par sa compacité et ses finitions, mais n’apporte rien de vraiment nouveau à l’équation.

 


Puisque nous évoquons les haut-parleurs, sachez que le son est satisfaisant pour une telle machine. La puissance n’est évidemment pas démesurée et même un peu en retrait par rapport à d’autres modèles, mais le son est relativement bien défini. Le logiciel Realtek Audio Console permet quelques réglages pertinents, notamment avec un égaliseur, mais il améliore surtout bien mieux la restitution sonore du microphone grâce à divers paramètres comme la suppression de bruit ou encore  en  nous laissant choisir la directivité du micro.

Clavier et touchpad : efficacité maximale

Le clavier occupe un espace confortable malgré la présence des haut-parleurs. Les touches sont suffisamment larges et le matériau utilisé pour les keycaps est doux et agréable au touché. La course de la touche est très courte, ce qui garantit une vitesse de saisie élevée, mais non sans quelques fausses frappes. Comme de coutume avec les claviers de type chiclets, la frappe est bien silencieuse, hormis peut-être la touche espace, avec un son moins feutré.

Source : Matthieu Legouge

La surface occupée par le touchpad est également satisfaisante et assez généreuse. Les clics s’enregistrent facilement, à partir du moment où nous pressons bien le touchpad en bas, à droite comme à gauche. Le clic est beaucoup plus ferme sur la partie centrale. Rien de bien gênant.


Le clavier hérite toutefois d’un élément provenant du droit de l’univers gaming : son rétroéclairage RGB. Outre le fait d’apporter esthétique et gaieté avec toutes les possibilités de coloris, touche par touche, la luminosité de ce rétroéclairage est très bonne. Relativement puissante à son niveau maximal, elle reste très agréable à la vue sans trop de débordements. Le tout est paramétrable avec le logiciel Razer Synapse, nous aborderons ce point par la suite.

Une connectique suffisante ?

Razer ne fait pas l’impasse sur une connectique moderne, et relativement complète pour un ultraportable. On y trouve en effet deux connecteurs USB-C, un sur chaque tranche, ce qui est bien pratique en matière d’ergonomie puisque le Book 13 peut être chargé de deux côtés, mais aussi en matière de compatibilité puisqu’ils supportent le Thunderbolt 4.


Fait assez rare dans cette catégorie d’ordinateur, la présence d’un port USB-A sur la tranche gauche, accompagné par un connecteur mini-jack. À droite, l’on trouve un lecteur de cartes microSD, ce qui saura plaire aux créatifs notamment, ainsi qu’un port HDMI.

Un écran format 16:10 très agréable

On prend beaucoup de plaisir à contempler cet écran IPS de très bonne facture ! D’abord grâce à son cadre d’une finesse remarquable, mais surtout à son format 16:10 très appréciable pour les tâches dites de productivité. En nous laissant plus d’espace sur la hauteur, cet écran de 13,4 pouces avec un ratio 16:10 et définition de 1920 x 1 200 pixels est un large atout en comparaison du classique 16:9. Reste que la résolution est assez élevée avec 169 ppi, ce qui nous oblige à utiliser une mise à l’échelle de 125 % dans les paramètres d’affichage de Windows.

La dalle en elle-même montre de belles choses. Razer la fournit avec un calibrage d’usine, réalisé sur chaque modèle. Nous tenons cependant à préciser que nous avons dû désactiver le profil colorimétrique nommé blade.icm avec lequel notre sonde Xrite Display Pro Plus et le logiciel Calman Ultimate nous renvoyaient des mesures loin d’être parfaites.

Source : Matthieu Legouge

Une fois ce profil désactivé via « Gestion des couleurs » sous Windows, nos mesures montrent que cette dalle IPS s’en sort parfaitement avec un profil standard. Nous obtenons une température de couleur moyenne de 6 459 K, à deux doigts de la valeur référence (6 500 K), et un gamma moyen de 2.14 avec une courbe relativement stable.

L’espace sRGB est parfaitement couvert avec une mesure à 99.4 %. Ce n’est pas le cas pour les espaces AdobeRGB et DCI-P3, respectivement mesurés à 77.1 et 78 %. Le deltaE est parfait avec une valeur moyenne de 2.25, en dessous de la valeur référence à partir de laquelle les dérives chromatiques sont perceptibles par l’œil humain. On constate néanmoins de légères dérives, uniquement sur le blanc (deltaE max. de 6.56) et quelques nuances de gris.

Le pic lumineux est excellent pour un ordinateur portable, avec une mesure à 529 cd/m² pour une luminosité à 100 %. Toujours avec la luminosité maximale, nous obtenons un contraste vraiment bon pour une dalle IPS (1 736:1) avec une luminance du noir à 0.305 cd/m². Le contraste ne varie que très peu en baissant la luminosité de l‘écran.

Windows 10 et l’inévitable Razer Synapse

Le Book 13 est livré avec une version de Windows 10 Home que nous avons mis à jour en version 20H2 à réception. Le système d’exploitation s’exécute parfaitement, le boot est rapide, et aucun logiciel tiers n’est installé sur la machine.

On retrouve toutefois l’application Razer Synapse, qui englobe de nombreux modules que vous pouvez choisir d’installer ou non. Avec le Book 13, Synapse est utile pour configurer le rétroéclairage RGB (via Chroma Studio), garder un œil et ajuster nos préférences concernant les performances de la batterie, ou encore choisir un profil colorimétrique sans passer par Windows. On y trouve enfin un gaming mode, qui permet de désactiver la touche Windows ou les combinaisons Alt + Tab ou Alt + F4.

Dans notre cas, Synapse nous a également permis de synchroniser l’éclairage de notre souris Razer Basilisk Ultimate et de son socle de charge.

Une webcam HD classique

Pas de surprise concernant la webcam. Celle-ci est idéalement positionnée, au centre et en haut de l’écran, mais n’offre qu’une résolution de 1 MP pour une définition de 720p. À l’heure d’une société qui se penche de plus en plus sur les outils de télétravail (certes par contrainte plus qu’autre chose), il est dommage que les fabricants ne proposent généralement pas de caméra dotée d’une meilleure qualité d’image avec leurs laptops. Quoi qu’il en soit la qualité reste convenable.

La reconnaissance faciale fonctionne quant à elle à merveille. Le Book 13 reconnait notre visage dès l’ouverture, seule une activation dans la pénombre réduit quelque peu les chances de succès.

Un ultraportable taillé pour des activités multitâches ?

Le Razer Book 13 profite des dernières améliorations d’Intel en matière de processeur. Notre modèle de test est en effet équipé d’une puce Intel Core i7-1165G7, celle là même que nous avons pu mettre à l’épreuve lors de nos derniers tests, notamment avec l’Asus ZenBook 14 2020.

L’architecture Tiger Lake est donc à l’honneur avec ce processeur 4 cœurs / 8 threads et sa fréquence d’horloge qui oscille entre 1.2 GHz et jusqu’à 2.8 GHz (4.7 GHz en mode Turbo). Autres améliorations importantes, le TDP variable désormais situés entre 12 et 28 W, la prise en charge du Thunberdolt 4 et de la mémoire vive au format LPPDR4X, avec 16 Go de RAM disponible dans notre cas, et bien sûr la présence de l’eGPU Iris Xe.

Reste à voir ce que tout cela vaut dans la pratique, et si le Razer Book 13 se montre au moins aussi performant que les ultraportables équipés de ce même processeur et récemment testés par nos soins.

Les performances du Razer Book 13

L’ultraportable de Razer n’a pas trop à rougir de ses performances face à la concurrence et profite relativement bien de la montée en puissance que lui apporte l’architecture Tiger Lake. Ainsi, un test synthétique (single core) sous Cinebench R23 nous affiche des performances sensiblement meilleures qu’avec le ZenBook 14, avec un score de 1 537 points.

À contrario, ses performances multi-core sont légèrement en dessous de ce dernier, avec un score de 4 820 points. Ces scores honorables permettent sans aucun souci un usage bureautique classique, mais autorisent également des activités un peu plus gourmandes, du multitâche, voire certains jeux vidéo.

Du côté du stockage, ce n’est pas vraiment la fête. Le SSD NVMe qui équipe ce laptop est un LiteOn CA5-8D256, il se montre bien plus véloce qu’un disque dur classique mais montre vite ses limites. On lui reprochera peut-être son espace limité à 256 Go sur cette version, mais surtout ses performances en demi-teinte. Pas trop de souci du côté de la lecture séquentielle, avec des débits qui atteignent 3.4 Go/s, mais seulement 1.6 Go/s en écriture séquentielle. Ces mesures capturées par Crystal Disk Mark ont été effectuées avec un espace de stockage occupé à 26 %. Avec un espace occupé à 70 %, les débits chutent à 2.9 Go/s en écriture et à moins de 1 Go/s en écriture. Ces performances ne sont pas mauvaises, mais en deçà de ce que l’on est en droit d’attendre d’un ordinateur à ce tarif.

Performances en jeu

Il ne faut pas s’attendre à des miracles du côté des performances graphiques d’Iris Xe. En revanche, il est vrai qu’Intel a remis quelques pendules à l’heure avec ce contrôleur graphique intégré qui montre des performances similaires à un GPU dédié comme le MX350 de Nvidia. Il accompagne à merveille le travail du processeur dans de nombreuses tâches et permet même de gouter à des jeux 3D gourmands en réalisant quelques concessions.

Notre exemplaire de test obtient ainsi un score global de 16 634 points avec le benchmark Night Raid de 3D Mark.  En réalité, avec 7 505 points, le « CPU Score » est en deçà des benchmarks équivalents sur le Core i7-1165G7, ici notre processeur a vite bridé sa fréquence après avoir atteint une forte température (91 °C). Le « Graphics Score » montre cependant que ce processeur graphique intégré est sans doute l’un des plus efficaces du moment. Au final, notre configuration obtient un score global plus élevé que la moyenne réalisée avec d’autres benchmarks de machines reposant sur ce i7-1165G7 et son contrôleur graphique Iris Xe.

Nous avons tenté le coup sur Fortnite. En appliquant les réglages recommandés par le jeu, nous ne dépassons pas les 20 fps et il nous est impossible de jouer correctement dans ces conditions. Nous parvenons cependant à stabiliser le framerate entre 44 et 60 fps avec une définition de rendu à 50 % et en ajustant le niveau de détails graphiques sur « moyen ».

Le benchmark intégré à Gears 5 nous montre bien à quoi s’attendre : pour obtenir une fréquence d’image moyenne de 60 fps, il est nécessaire de passer sur une échelle de résolution de 75 %, de désactiver la plupart détails graphiques optionnels et d’ajuster le niveau de détails graphique sur « faible ».

Pour résumer, hormis les relevés à la traine de son SSD, il faut bien replacer nos mesures dans leur contexte et admettre que le Razer Book 13 fait partie du haut du panier en matière de performances dans la catégorie des ordinateurs ultraportables.

Refroidissement

Notre relevé de température, après validation de ces paramètres graphiques sur Fortnite et Gears 5, montre un pic qui ne dépasse pas les 78 °C. La ventilation se met en route assez rapidement, même en effectuant des tâches relativement basiques. Elle reste discrète dans le sens où vous ne devriez pas avoir besoin d’enfiler un casque pour jouer et supprimer la gêne auditive. Le bruit de la ventilation est bien présent mais contenu.

Autonomie et charge

La durée de vie de la batterie est plutôt convaincante si l’on en reste à un usage journalier classique. En ajustant les paramètres de batterie sur « meilleures performances », nous avons été à court de batterie après une durée d’utilisation d’environ 8 heures. En privilégiant l’autonomie via ces mêmes paramètres, nous parvenons à tenir quasiment 12 heures, l’équivalent d’une grosse journée de travail. Le chargeur de 65 W garantit quant à lui une charge relativement rapide, comptez environ 90 minutes pour une charge complète.

Le chargeur est léger et ses dimensions réduites, un bon point pour la transportabilité. Source : Matthieu Legouge

Prix et disponibilité du Razer Book 13

Actuellement en précommande chez Razer, le Book 13 sera disponible dès le mois de décembre. L’ultraportable est décliné en trois versions avec un tarif qui débute à 1 599 € pour le modèle d’entrée de gamme, 1 899 € pour le modèle qui a retenu notre attention durant ce test et enfin 2 199 € pour la version avec écran 4K UHD.

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